Le Lycée F. Buisson ouvre sa boutique

Les lycéens vont ouvrir leur showroom au coeur de l’établissement.

Objectif : revaloriser les filières d’enseignement professionnel et créer du lien

Vous souhaitez refaire votre garde-robe, acheter une lampe, un meuble ou une ?uvre d’art en métal ? Rendez-vous samedi 06 avril, à  ERMONT, pour l’ouverture du showroom au lycée Ferdinand BUISSON. Certes, ouvrir un magasin dans l’enceinte d’un lycée d’enseignement professionnel (LEP) est une initiative pour le moins surprenante.

Installé dans un local de 30m2, le showroom a été créé par les lycéens et leurs professeurs. Sur les 600 élèves que compte l’établissement, près de 150, issus des filières industrielles, métiers de la mode et du tertiaire, sont impliqués dans ce projet.

Du CAP au BAC PRO en passant par la classe de 3ème PREPAPRO, toutes les sections ont participé à l’élaboration d’une boutique créée de toute pièce. Aidé par plusieurs partenaires dont la Région Ile-de-France -qui a subventionné le projet à hauteur de 7000 euros-, le lycée  Ferdinand BUISSON a fait appel aux talents de ses élèves pour la réfection et l’aménagement du local.

C’est en voyant les objets, fabriqués par les élèves lors de leur formation, s’entasser dans les recoins du lycée que l’ancienne chef d’établissement et son adjointe ont eu l’idée de les commercialiser dans un espace dédié. « Nous voulions créer du lien entre les élèves et entre les professeurs des différentes filières qui ne travaillaient pas ensemble, explique Christine RENAUD, l’adjointe du proviseur. On a trouvé des objets et des vêtements qui n’étaient pas utilisés. Certains sont de véritables Oeuvres d’art. »

Une fois par semaine, le showroom sera ouvert aux élèves et professeurs des collèges alentours. Outre la vente de produits manufacturés, le magasin permet également de mettre en avant les formations proposées par le lycée Ferdinand BUISSON.

Pas de bénéfices

« L’objectif est de faire connaître le lycée aux autres établissements scolaires du Val-d’Oise et de valoriser les produits confectionnés par les élèves, confie Christine RENAUD. Nous voulons prouver que l’enseignement professionnel n’est pas une voie dévalorisante »

Quant aux ventes à venir, pas question de faire du bénéfice sur le dos des élèves : « Nous ne sommes pas une usine. Nous ne produisons pas en série. Tous les objets seront vendus à prix coutant. Le résultat des ventes sera réinvesti dans les matières premières. »

Romain DAMERON - L'écho Régional